Article de François Frimaudeau, Historien

Des origines médiévales au XIXe siècle
Elle est au centre du village et a remplacé, selon certains auteurs, une chapelle dépendant d’un château érigé au Moyen Âge et aujourd’hui disparu.
Elle a été consacrée à Saint-Étienne, considéré comme le premier martyr de la chrétienté.
Sous l’Ancien Régime, la paroisse de Calignac dépendait du diocèse de Condom. C’est en 1803, après le concordat de 1801 – un traité signé entre la République française et le Saint-Siège qui règle les relations entre la France et l’Église catholique – qu’elle est rattachée au diocèse d’Agen.
Une reconstruction nécessaire (1847-1851)
L’on trouve trace dans les archives communales de nombreuses indications concernant des réparations à effectuer dans cette église (le presbytère est également en mauvais état).
En 1842, l’architecte Gustave Bourrières l’a décrit ainsi : « Église sans cachet artistique… tout caractère manque soit dans l’ensemble, soit dans les détails. Elle est formée de différentes constructions appartenant à différents âges, je ne dis pas différents styles, car il ne s’en remarque aucun de spécial. »
Menaçant ruine, « cette église est interdite par ordonnance épiscopale du mois d’août 1844 ». À cette date, la paroisse comportait « 742 âmes, 682 catholiques et 60 protestants. »
La municipalité avait pris les devants et souhaité la reconstruire. Un premier projet de « G. Bourrières, architecte du département » est refusé en 1842. Un « second projet moins onéreux » est refusé l’année suivante.
L’église est finalement reconstruite entre 1847 et 1851 sur des plans de J.B. Lafargue, architecte à Bordeaux, par Taillarda fils, maçon à Nérac. Un « cahier des charges de cette construction » est établi. Il comporte pas moins de 31 articles et indique notamment que la construction de l’édifice devra durer deux ans.
L’église n’est en fait achevée qu’en 1851. Dès 1857, le conseil municipal est invité à voter « les ressources nécessaires pour fermer les gouttières de l’église. »

Un patrimoine à préserver
En 1898, le bâtiment est dans « un état de délabrement » !
Heureusement qu’au XXe siècle la municipalité, qui depuis la loi de séparation des Églises et de l’État de 1905 est propriétaire du bâtiment, trouvera les ressources nécessaires pour entretenir l’édifice.
Auteur : François Frimaudeau, Historien


