Les Calignacais « morts pour la patrie »

Article de François Frimaudeau, Historien

Une mémoire gravée dans la pierre

Comme la quasi-totalité des communes françaises, Calignac possède son monument aux morts où sont inscrits les noms de ceux qui sont « morts pour la patrie» en 1914-1918, 1939 -1945 et lors de la guerre d’Algérie.

Le monument a été érigé en 1921 sur un terrain offert par M. Laffaugère.
Il comporte 27 noms de Calignacais, nés ou habitants de la commune, morts lors de la guerre de 14-18, deux noms, Jean Durand et Jean-Claude (son véritable prénom est Henri) Mouliès, des militaires tués lors du second conflit mondial et le nom d’Yves Sordes, mort lors de la guerre d’Algérie.

Une plaque commémorative apposée dans l’église comporte les noms des « Morts pour la France » lors du premier conflit mondial.
Elle comporte 30 noms dont celui de mon arrière-grand-père François Frimaudeau, décédé à 44 ans (il était né à Saint-Martin-des-Noyers en Vendée en 1874) à l’hôpital d’Agen, le 3 décembre 1918 d’une « bronco (sic) pneumonie contractée en service. »

Quelques portraits de nos héros

Il n’est pas possible dans le cadre de cette brève étude d’évoquer le destin tragique de tous ces braves « poilus ». Nous ne prendrons que quelques exemples.

Elie Despeyroux est né en 1883 à Calignac, il est cultivateur et a effectué son service national obligatoire. Il est rappelé à l’activité lors de la mobilisation générale du 1er août 1914.
Il a alors 30 ans. Il est affecté dans un régiment de réserve. Nommé caporal le 17 avril 1918, il est « tué à l’ennemi » le 24 octobre 1918 au combat du Canal à l’est de Grand-Verly (Aisne). Il reçoit plusieurs citations pour avoir « entrainé son équipe à l’assaut de la position ennemie avec un courage et un sang-froid digne de tout éloge. Mortellement blessé au cours de l’action, venu renseigner son chef de bataillon et mort avant d’avoir pu terminer son compte rendu. » La Croix de guerre lui a été décernée. Son frère aîné Jean Nelson, qui est né en 1880, sera également mobilisé. Lui sortira vivant de ce long conflit armé.

Autre exemple : les frères Clovis et Henri Colin. L’aîné est né en 1884, il est « tué à l’ennemi » le 1er février 1915 au nord des Hurlus (Marne). Son cadet, né en 1895, est tué le 26 octobre 1915 au combat de Roclincourt (Pas-de-Calais).

Né à Calignac en 1881, Jean Touron exerce la profession de tonnelier. Il effectue plusieurs périodes au sein de l’armée et est nommé lieutenant de réserve. Il est tué le 16 février 1915 à Perthes-les-Hurlus (Marne). Il est cité à l’ordre du corps d’armée en ces termes : « blessé grièvement le 16 février à la tête de sa section en couvrant le mouvement offensif du bataillon, contre un feu violent d’infanterie allemande. » Pour ce fait d’armes, il reçoit la Croix de guerre avec étoile vermeil.

Appel à archives

Afin de compléter cette brève étude, nous recherchons tout document (photos, correspondances, objets, etc…) concernant les soldats (morts ou qui en ont réchappé) qui ont combattu lors de la Première Guerre mondiale.

Auteur : François Frimaudeau, Historien